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Posté le: Jeu Nov 26, 2009 4:58 pm Sujet du message: Compte-rendu de la table ronde |
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Compte rendu
Lundi 23 Novembre 2009 de 14 H 00 à 17 H 00
Salle du Conseil Municipal à l’Hôtel de Ville de la Mairie du Kremlin-Bicêtre
Table ronde : Le partenariat local comme réponse aux enjeux socio-économiques
Les acteurs de la solidarité doivent faire face à l’évolution des législations sociales et aux effets de la crise sur l’ensemble de la population quelque soit son statut social et économique.
Aussi, le niveau local s’implique dans des actions répondant aux besoins spécifiques de sa population de manière solidaire et juste. Un réseau local de partenaires existe, œuvrant à l’amélioration des conditions de vie des habitants.
La ville et ses citoyens n’ont pas été épargnés par les conséquences de la crise économique et sociale qui dure maintenant depuis un an. L’accès égalitaire à l’emploi pose donc aujourd’hui question et nécessite des réponses ciblées et coordonnées localement. En conséquence, des mesures d’accompagnement sont mises en place afin de faire de l’emploi une porte d’entrée vers une dynamique d’insertion sociale et professionnelle.
Ce schéma s’applique à tout type de population : jeunes déscolarisés, jeunes non diplômés, chômeurs de longue durée, employés en situation de reclassement professionnel, reprise d’activité professionnelle, travailleurs handicapés ...
Toutes ces thématiques apportent des questionnements au réseau de partenaires. Celui-ci exprime sa volonté de renforcer les liens, d’identifier les missions de chacun afin de fonctionner en complémentarité.
Développer les complémentarités entre partenaires afin d’innover face au manque de moyens
Une réponse aux enjeux de solidarités et à la gestion de la vie quotidienne : l’épicerie sociale
Un outil favorisant l’accès aux droits des citoyens : l’écrivain public
Quelle place donne-t-on à l’accompagnement dans une logique d’insertion sociale et professionnelle ?
Quelle place pour les dispositifs nationaux au niveau local (RSA, projets locaux innovants en lien avec l’insertion sociale et professionnelle…) ?
Comment renforcer l’insertion des travailleurs handicapés ?
Personnes présentes :
Cultures du Cœur : Flora CHARPENET, Chargée de développement
Secours catholique : Paul RICHEZ, écrivain public bénévole
Secours catholique : Anita MASSOL, écrivain public bénévole
Les restaurants du cœur : Jean-Pierre RAFAELLI, Président
Union Départementale des Associations Familiales : Denis LAMOURETTE, Représentant local
CIDFF : Charlie FRANCOIS, Juriste CIDFF /Référent lutte contre les discriminations.
Groupe EFIDIS : Myriam BERGHOUT, Responsable Territoriale
CAVB/ Direction du développement territorial : Mathilde MARESQ, Chargée de mission Politique de la Ville
CAVB/ Direction du développement territorial : Hélène YOULOUNTAS , Responsable du Service du développement économique
Pôle Emploi : Gladys LEMAIRE, Conseiller
Accueil Fraternel : Alain FOURMAUD, Président
Mission locale INNOVAM : Armelle ARIVIERE , directrice adjointe
Fondation Maison des Champs : Céline VILDER, chef de service
Mairie du Kremlin Bicêtre : Carole POISAT, Maire adjointe chargée du développement
économique, du commerce et de l’artisanat
Mairie du Kremlin Bicêtre : Ghania LATEB, Conseillère déléguée à la santé
et au handicap
Mairie du Kremlin-Bicêtre : Agathe HILAIRET, Directrice générale adjointe des services ; Anne TRINH, Centre social du Kremlin-Bicêtre ; Vinciane EVEZARD, Chargée de mission politique de la Ville santé et handicap ; Sandrine PRZOPIORSKY DE CAY, Responsable du CCAS ; Catherine DELAUNAY, Responsable de la DRH ; Annie JEAMMET, Responsable de la bibliothèque.
Modérateur : Corinne BOCABEILLE, Maire adjointe chargée des solidarités et Vice-présidente du Centre Communal d’Action Sociale
Rappel du contexte :
Corinne Bocabeille a introduit la réunion par un rappel du contexte socio-économique et l’impérieuse nécessité pour les acteurs locaux de travailler en complémentarité.
Actuellement, les acteurs de la solidarité doivent faire face à l’évolution des législations sociales et aux effets de la crise sur l’ensemble de la population quelque soit son statut social et économique.
La crise a un impact plus lourd sur les personnes en situation de précarité et les partenaires locaux sont plus souvent amenés à répondre aux besoins spécifiques de la population de manière solidaire et juste.
Ces Assises des Solidarités, inscrites dans le programme municipal, traduisent la volonté de la municipalité de s’appuyer sur la concertation et le partenariat pour répondre au mieux aux difficultés que rencontrent les citoyens.
L’objectif est de permettre aux différents acteurs locaux de la solidarité de se rencontrer, d’identifier les missions de chacun et de mettre en commun leurs expériences pour aboutir à la mise en œuvre de projets partenariaux nouveaux.
Corinne Bocabeille a rappelé qu’au terme de chaque table ronde une synthèse sera mise en ligne sur le site de la ville afin de permettre à la population de réagir et de venir débattre avec les élus le samedi 5 décembre de 9h à 12h00.
Chacun des participants a ensuite été invité à se présenter et à partager ses réflexions sur les projets pouvant être développés en partenariat.
Cette présentation a permis d’identifier des problématiques récurrentes dans l’exercice de leurs missions quotidiennes :
- L’accès aux droits :
Les différents participants constatent une croissance de la demande des personnes concernant des problématiques liées au droit juridique et aux démarches administratives, de plus en plus complexes et qui nécessitent du temps et des compétences spécifiques que les bénévoles n’ont pas nécessairement acquis durant leurs parcours.
- Les difficultés d’insertion professionnelle pour les personnes porteuses d’un handicap apparent ou non :
Plusieurs intervenants ont souligné la difficulté d’établir un réseau en faveur de l’embauche des personnes handicapées, de trouver des aides et conseils pour définir les types de postes pouvant être proposés aux personnes porteuses de handicap, de sensibiliser le personnel en place à l’accueil d’un nouveau collègue porteur d’un handicap…
- La nécessité d’apprendre à travailler ensemble :
Il peut arriver que pour une même personne en difficulté, plusieurs acteurs sociaux soient saisis séparément et que faute de se connaître et de pouvoir travailler ensemble, les aides apportées de façon isolée n’aboutissent pas. A l’heure où les demandes sont plus nombreuses et se complexifient, il a été exprimé le besoin de travailler davantage sur la base des réseaux associatifs et partenariaux afin d’obtenir une meilleure efficience dans l’accompagnement.
Ce tour de table a ainsi permis d’identifier les différents acteurs de la solidarité présents au niveau local, de comprendre les similitudes dans leurs difficultés à répondre aux besoins au quotidien et des possibilités de nouer des partenariats pour mutualiser les connaissances de chacun.
L’idée de se réunir n’est pas de parler solidarités comme un concept abstrait mais d’envisager concrètement quelles collaborations peuvent être mises en place.
Corinne Bocabeille a ainsi synthétisé les propos de chacune des interventions, permettant de cerner les pistes de réflexion et de lancer la discussion.
Les échanges se sont ensuite engagés autour de trois thématiques.
1 – Accès aux droits, démarches administratives :
Le Secours catholique a souligné que les demandes sont de plus en plus complexes et que le nombre et la formation des bénévoles ne permettent pas de répondre à toutes les sollicitations.
De son côté, le CIDFF a constaté qu’au-delà de son action d’aide juridique, les personnes auraient besoin d’être accompagnées dans les démarches administratives, ce qui ne relève pas de leurs missions.
L’association les Restos du Cœur a précisé qu’au-delà la distribution de repas, elle pouvait aussi être sollicitée pour des aides de ce type.
Ce constat pose le problème de la formation des bénévoles pouvant aider les personnes en difficulté face aux rédactions de documents techniques et juridiques.
Les représentants de la CAVB ont proposé de réfléchir à travers la création de la Maison des Droits et de la justice en 2010 sur Villejuif à la mise en place d’actions de formation des bénévoles associatifs mais aussi plus largement de l’accès aux droits au niveau local en renforçant notamment l’information.
D’autre part, les difficultés de chacun reposent également sur la méconnaissance du travail des autres organismes, de leurs compétences et parfois même de leur existence.
Tous ont souligné que la création d’un guide pratique des solidarités était une nécessité pour les acteurs de la solidarité : un guide répondant de façon simple aux questions classiques (vers quelle structure orienter une personne en difficulté concernant le logement, la discrimination, l’emploi, la santé, les besoins alimentaires…).
Ce guide pourrait s’inspirer du guide pour les professionnels fait par la ville de Paris. Il reprendrait les coordonnées et missions de chacun des acteurs locaux, présentées sous forme de thématiques.
En parallèle à cette création, il a été rappelé l’existence d’un guide d’accès aux droits au niveau de la CAVB. Il a été décidé de relancer sa diffusion sur le territoire du Val de Bièvre.
2. Les difficultés d’insertion professionnelle pour les personnes porteuses d’un handicap apparent ou non :
Ghania LATEB, élue chargée de la santé et du handicap, a rappelé l’importance de lutter contre les préjugés à travers un travail éducatif et citoyen en créant notamment une charte du handicap.
Tous les acteurs présents qui ont été amenés à travailler avec des personnes porteuses de handicaps ont souligné que leur insertion s’était toujours déroulée dans d’excellentes conditions.
Cependant, Catherine Delaunay (à travers son expérience en tant que DRH en charge du recrutement pour la ville du Kremlin-Bicêtre) et les représentants de la CAVB (à travers la mise en œuvre d’un plan emploi pour les handicapés et les discriminations) ont rappelé les difficultés rencontrées pour recruter des personnes handicapées, pour définir des types de postes ouvrables et pour identifier les personnes en poste porteuses d’un handicap afin d’améliorer leurs conditions de travail.
Le constat partagé par tous est que les personnes porteuses d’un handicap sont souvent dans un isolement : difficultés à parler de leur handicap, contraintes de se référer à un marché du travail spécifique passant souvent par des réseaux fermés, inadéquation entre l’offre et la demande…
Seule la communication peut permettre de dédramatiser la notion du handicap et libèrera la parole sur plusieurs aspects :
Comment je me perçois en tant qu’handicapé ?
Comment je peux intégrer le monde du travail ?
Comment peut-on concilier travail et handicap ?
La communication doit permettre de créer des réseaux entre les partenaires, sensibiliser les employeurs, informer les collègues et rassurer la personne handicapée.
Tous les intervenants ont souligné que l’embauche d’une personne porteuse d’un handicap ne fait pas disparaître son handicap mais lui permet de s’insérer dans une vie quotidienne ordinaire et de s’épanouir par le travail.
3 – Epicerie sociale: pourquoi ce type d’outils ?
L’épicerie sociale est un magasin offrant des produits pour les personnes venant faire leurs courses à un moindre coût, selon un pourcentage de la valeur réelle du panier (10 %). Les bénéficiaires sont désignés par une commission pour une durée déterminée, jugée nécessaire pour aider les familles à faire avancer leur projet. Ces actions s’accompagnent d’un projet d’ateliers collectifs (comme atelier vie quotidienne, gestion du budget familial, accompagnement sur la santé, le logement, la recherche emploi…)
Un travail de réflexion a déjà été amorcé avec la commission permanente du CCAS : modification des aides en tenant compte du calcul des prix des denrées, intervention d’un mode de calcul selon les ressources de l’usager, mise en place d’action telle que l’atelier vie quotidienne…
Pour les Restos du Coeur, il faut faire une distinction entre le travail de l’association et l’épicerie sociale. L’association des Restos du Cœur, par la notion même du don, ne permet pas aux bénéficiaires de se responsabiliser vis-à-vis de l’aide alimentaire. De plus, la distribution gratuite de repas est une aide temporaire d’urgence.
L’épicerie sociale suppose en revanche une implication du bénéficiaire faisant de cette démarche un outil de réinsertion active.
Corinne Bocabeille a rappelé qu’une des orientations de la municipalité repose sur la mise en œuvre des solidarités actives et l’aide à la réinsertion tout en rappelant que certaines personnes ne peuvent revenir dans le monde du travail.
Tous les participants se sont montrés favorables à ce projet d’épicerie sociale.
La Mission locale Innovam travaillant sur 5 communes a souligné qu’il existe d’autres épiceries sociales et qu’il était nécessaire, dans un souci de cohérence, de se doter d’outils similaires pour que les partenaires ne se perdent pas dans les spécificités de chacune.
En conclusion, Corinne Bocabeille a souhaité, en accord avec les partenaires présents et pour prolonger ces riches réflexions, que soient constitués des groupes de travail sur les quatre thématiques suivantes :
Le guide kremlinois des aides sociales
Les personnes porteuses d’un handicap et le monde du travail
L’accès aux droits, l’aide aux démarches administratives
Le projet de l’épicerie sociale
Contact pour les Assises des Solidarités
Estelle BAYLE, secrétaire de la Direction des solidarités
Tél : 01 45 15 55 30
ebayle@ville-kremlin-bicetre.fr
Ce forum de discussion a été créé sur le site de la ville du Kremlin-Bicêtre pour recueillir les témoignages et idées autour des thématiques des Assises des Solidarités.
Au terme de chaque table ronde, un compte-rendu est diffusé sur ce forum.
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